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La CCMSA renforce les capacités des Responsables des structures d'audit interne des OPS
Date de publication : 04/01/2013

Des responsables des structures d’audit interne des Organismes de Prévoyance Sociale (OPS) des Etats membres de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) ont suivi une formation en audit interne, organisée par la CIPRES, du 13 au 17 février 2012 à Lomé au Togo.

Animée par Madame Denise GERVASONIE et Monsieur Alain PICARD , formateurs de la Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole (CCMSA) de France, dans le cadre de la Convention qui lie la CIPRES et la CCMSA dans le domaine de la formation des Inspecteurs et des personnels des OPS, le séminaire a enregistré 57 participants dont 54 en provenance de 12 Etats membres de la CIPRES, un du Burundi et deux de la Guinée-Bissau. Les principes du contrôle interne ; la définition de l’audit, de l’inspection et du contrôle (objectifs, types et enjeux) ; la Gouvernance notamment la place de l’audit dans l’entreprise, les responsabilités et les missions du directeur de l’audit, son rattachement, son organisation, son programme de travail, ses relations interne avec le contrôle interne, avec la lutte contre la fraude ; les normes professionnelles ; la charte d’audit (contenu, communication) ; la méthodologie de l’audit (préparation d’une mission, déroulement d’une mission, ...) ; le rapport et les recommandations ; le plan d’action et son suivi ont constitué les thèmes abordés lors de ce séminaire. Ces thèmes qui couvrent les différents aspects de la fonction d’audit ont fait l’objet de larges présentations puis de longues explications et commentaires ponctués d’exemples et de cas concrets. Des travaux en ateliers, effectués sous le contrôle des formateurs, ont permis aux participants de s’exercer sur des cas pratiques qui ont porté sur le déroulement d’une mission d’audit, le rapport et les recommandations. La cérémonie d’ouverture de ce séminaire de formation était placée sous le haut patronage de Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale de la République du Togo. Elle a été marquée par l’allocution du Secrétaire Permanent de la CIPRES et le discours d’ouverture du Ministre du Travail. Le Secrétaire Permanent a attiré l’attention sur l’importance de l’audit interne dans une organisation en général et dans un organisme de sécurité sociale en particulier. Il a insisté sur le rôle crucial des auditeurs et les attitudes qui devraient les caractériser dans l’exercice de leur fonction, afin de garantir aux Organismes une assurance raisonnable en vue de la réalisation des objectifs de gestion qu’ils s’assignent. Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale du Togo a, quant à lui, réaffirmé la volonté des Etats membres de la CIPRES de doter leurs organismes de prévoyance sociale des structures d’audit dynamiques. Car précise t-il, elles constituent des instruments indispensables pour tous les managers. Il a ensuite relevé l’importance d’une formation régulière des auditeurs, parce qu’évoluant dans un domaine mouvant qui exige de la part de ceux qui l’exercent, une constante remise en cause, en vue de s’adapter aux changements. Le développement des thèmes de la formation a permis aux participants de mieux appréhender le concept de contrôle interne, la place indispensable d’un dispositif de contrôle interne dans une entreprise pour la bonne réalisation d’une mission d’audit. De prime abord, les formateurs ont insisté sur le fait que l’audit a besoin de crédibilité, d’acceptabilité et d’efficacité. Ils ont instruit les participants sur la distinction qu’il convient d’observer entre l’audit interne et les autres types de contrôle qui lui sont proches et dont les méthodologies diffèrent en certains points de celle de l’audit interne. Il s’agit de l’inspection (ou le contrôle) qui est un contrôle qui peut être réalisé suite à l’observation d’un fait anormal (ou d’une alerte) et qui répond à une demande d’investigation ou de contrôle du commanditaire mais qui peut être aussi réalisée sans alerte préalable, du contrôle de gestion qui évalue les coûts et vise à améliorer l’efficacité interne et les commissaires aux comptes qui donnent une opinion fidèle des comptes en prenant en compte la qualité du contrôle interne et les résultats de l’audit. Les formateurs ont par ailleurs mis l’accent sur le code de déontologie qui énonce quatre principes fondamentaux, lesquels sont déclinés en douze règles de conduite. Ils ont ensuite édifié les participants sur les trois types de normes : les normes de qualification qui énoncent les caractéristiques que doivent présenter les organisations et les personnes accomplissant des missions d’audit interne, les normes de fonctionnement qui décrivent la nature des missions d’audit interne et définissent des critères de qualité permettant de mesurer la performance des services fournis, les normes de mise en œuvre qui précisent les normes de qualification et de fonctionnement en indiquant les exigences applicables dans les activités d’assurance ou de conseil. Ils ont aussi insisté sur l’importance de la charte d’audit, outil qui précise les principes fondamentaux, l’organisation, les responsabilités et le déroulement de l’audit ainsi que le suivi des actions de progrès et les principes déontologiques de l’auditeur. Les exposés sur la gouvernance ont permis de prendre conscience que des efforts restent encore à réaliser en la matière pour rendre plus efficaces les structures d’audit interne des Etats membres de la CIPRES, notamment en matière de rattachement (fonctionnel et hiérarchique) des structures d’audit interne et de programme de travail, de la gestion séparée des fonctions de contrôle interne et d’audit interne. Des avis des participants sur la formation, se dégage, une opinion favorable, notamment pour ce qui est des connaissances acquises dans le domaine de l’audit interne, de la maîtrise des concepts d’audit interne, de contrôle interne, de l’inspection, des échanges d’expériences et la qualité de l’animation. Toutefois, ils ont déploré le fait que le programme sur l’audit interne a été trop chargé, ce qui n’a pas permis aux formateurs de privilégier les travaux pratiques en atelier. Ils ont recommandé à la CIPRES l’organisation d’un séminaire sur les méthodes de rédaction d’un manuel de procédures à l’intention des contrôleurs internes et la tenue d’autres formations sur des domaines tels que la cartographie des risques liés aux caisses de sécurité sociale africaine, la comptabilité, le système d’information, la qualité, le contrôle interne, les mécanismes de détection des fraudes et les techniques de sondages. Ils ont suggéré de recommander à tous les OPS, la mise en place d’une structure de contrôle interne eu égard à son importance, et l’élaboration des manuels de procédure et de la charte d’audit et l’organisation, tous les deux (02) ans,de séminaires de mise à niveau des auditeurs, afin d’harmoniser les pratiques au sein des structures d’audit de la zone CIPRES. Par ailleurs, face à la confusion entretenue entre les notions d’audit interne, de contrôle interne et d’inspection par certains dirigeants des OPS, qui parfois confient les activités de ces trois fonctions à l’auditeur, entraînant ainsi l’exercice et le cumul de fonctions incompatibles, les participants ont fortement recommandé que les Directeurs Généraux et les Présidents des Conseils d’Administration soient sensibilisés sur le rôle de l’auditeur interne dans l’entreprise, ainsi que le rôle de la direction générale dans l’accompagnement et le fonctionnement efficient des structures d’audit interne.

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